DSTAR m’a tuer

Bon apres avoir tourné le probléme dans tous les sens et sentant qu’une révolution numérique est devant moi j’ai cédé aux sirènes du DSTAR. Je ne reviens pas sur le coté législation ou codec propriétaires , une littérature abondante existe déjà sur le net donc inutile d’y revenir. Par contre histoire de démystifier une peu le shimlblic je vais vous conter la manière d’arriver enfin à faire un qso DSTAR pour un néophyte en raspberry pi qui n’a pas envie d’acheter la platine toute faite on8jl histoire de faire travailler les neurones. 

Je me dis que je vais commencer à installer le spot et trouverais aprés un portable dstar. (est-ce possible de démarrer un node sans portable uhf ?mystére) .

Il existe une excellente doc sur le site du ref sur le dstar pour ceux qui veulent plus d’infos sur le protocole dstar en lui même. Longtemps les radio amateurs ont laissé planer le doute sur le dstar évoquant un protocole propriétaire Icom alors qu’il suffisait de parcourir le net pour comprendre que le protocle est ouvert mais que seul Icom a commercialisé des tx disposant de ce codec.

Passons aux travaux pratiques :  

Première étape : commander en Angleterre la platine hotspot qui arrive sans aucun probléme 4 jours après un échange de mails avec karl . Ca c’est du sérieux (pas comme les fournisseurs de matériaux qui mettent 3 semaines à livrer un four à pizza , bon c’est un autre problème) , bref l’interface se clippe sur le port GPIO du raspberry pi. Tout ok , fort et clair ! , la boite est assemblée facilement.

Dstar voip ham radio radio amateur transmission geek


Deuxième étape : installer les drivers audio suivants la doc succinte jointe que je trouve sur le site Hollandais. Tout ok , ne pas oublier d’installer le tout sur une carte sd vierge de 16go (avec le dernier Os Debian) , de faire la config et les mises à jour avec : 

sudo apt-get update

 sudo apt-get upgrade

ensuite il est question d’installer le programme DSTAR repeater ..aucune trace du moindre lien. Un copain via tweeter m’indique d’aller sur DSTAR France ou je me rends en vitesse et suis les indications pas à pas en détectant une petite erreur ( ), pas grave. Bref quelques lignes à paramétrer mais à l’issue de l’étape 3 on a du mal à comprendre si il convient ou non d’installer le dashboard…il faudra que j’en discute plus tard avec les copains.

Etape 3 : le grand brouillard …faut-il lancer un exécutable ? pourtant dans le setup il est question que le raspberry démarre en auto sur le spot…nada. Je lance STARTX histoire de passer sur l’interface graphique en vue de repérer une éventuelle icone qui me permettrait de lancer , comme dans la doc indiquée plus haut, un programme avec quelques onglets genre windows…Rien l’installation s’est-elle bien déroulée ? totalement déroutant

Etape 4 : et si j’allais m’inscrire histoire d’être déjà « immatriculé » quand tout commencera ? en effet le DSTAR étant un reseau connecté à internet les radio amateurs filtrent le trafic afin d’être en conformité avec l’administration. retour site DSTAR-france  mais point d’info là dessus trouvée , donc go sur Dr@F et là je suis la procédure indiquée ici . Le don au site me semble facultatif, on verra aprés de penser à l’asso pour les fêtes de Noel. 

4 Heures aprés je reçois un mail signé F5HCC qui me dit que mon enregistrement est effectué et qu’il convient donc maintenant de renseigner les champs. 

Etape 5: je tourne en rond et décide de retourner sur www.westerndstar afin de charger à nouveau le programme..alors là trés amusant w8 me dit que le fichier téléchargé (environ 900 mégas) est corrompu..C’est une blague de window. Le fichier n’est pas reconnu par window tout simplement. Vous recupérez le fichier .img et vous le gravez sur une carte sd avec windisk imager32 . On repart à zéro et je m’aide la doc du site dvmega cité dans l’étape 1 et de la doc du site maryland DSTAR. Ils sont cools dans le Maryland (tiens c’est là où se trouve mon pote AB3UM near DC)

A ce point je retrouve en lançant startx les deux fichiers exécutables qu’il convient de configurer.  L’aide est relativement bien faite et il est temps de faire le grand saut. De nombreux paramétres sont à saisir je m’aide de la page du site d-star France dont je ne comprends pas trés bien l’utilité mais on verra plus tard.

Ne pas oublier de connecter le cable j45 sur le rasp qui va au routeur. Plus tard il sera question d’une connexion en wifi mais nous n’y sommes pas.

Sitôt la configuration terminée, il convient de rebooter le raspberry et là Oh miracle il boot sur le programme avec deux fenetres , une dstar repéteur et l’autre ircddb où l’on voit nombre de calls défiler -ce doit être le trafic mondial certainement. 

En se portant à l’écoute sur 430,5 avec ma station de base non dstar, fréquence simplex choisie pour le futur trafic on se rends compte qu’une porteuse est émise régulièrement (ce doit être une balise) et s’affiche dans la fenêtre dstar répéteur l’envoi de cette balise.  

Etape 6 : là il va falloir se décider à investir dans un portable Icom Dstar, point de salut dans les autres marques. Je choisi un ID 31 UHF qui fera l’affaire (le node est en UHF 10 milliwatts, je connecterais plus tard une antenne extérieure disponible )Il arrive le 7 décembre . 

Etape 7: arriver à comprendre comment saisir les parametres du node dans le tx : c’est pas gagné d’autant moins que je n’ai pas pris le cable TX/PC et la saisie à partir du tx est des plus compliqué. La doc succinte dans la boite n’aide pas par contre il y a un cd d’installation d’un programme qui contient une documentation trés détaillée mais, même avec c’est toujours le grand brouillard. J’installe quand même le programme de clonage, on verra bien, peu être qu’il faudra commander le cable un jour ou l’autre...

Etape 8 : mix des infos enfoyées via tweeter par F4GEN et par mail de F5SXD -Christophe,-que je remercie au passage- pour enfin arriver à comprendre comment configurer les trois lignes indispensables dans le setup de l’ICOM ID 31 UHF qui sont  :

… : CQCQCQ

UR1: F1SMV B

UR2:F1SMV G (pour lui indiquer de passer par le gateway qui est le raspberry pi)

Mycall : F1SMV

(je me rends compte quelques jours aprés que ce passage est inutile, merci la doc icom de m’avoir fait tourner en rond, icom m’avais habitué à bien mieux…)

Etape 9: mardi 9 decembre 2014 : enfin le premier qso avec F5LIT Manu, qui est à Caen, Yes ! Qualité audio magique surtout quand on est habitué depuis 30 ans à l'analogique…sauf quand de temps en temps un paquet est perdu (mais c’est rare)

Etape 10: sur conseil des oms , le cable de connexion /pc n’est pas utile il suffirait de charger une carte micro sd et d’y transférer les données, le tx dispose un slot micro sd qui serait plus facile d emploi et bien moins couteux que le cable de liaison facturé au prix fort par Icom (60€). Là encore (décidement ce dstar c’est un vrai jeu de pistes…) aprés avoir paramétré un fichier qui semble correct et sauvegardé sur le disque dur je me dis qu’il sera facile de l’injecter sur la carte sd et ensuite la faire lire par le portable. 

Que nenni chez Icom il faut réfléchir à l’envers. Lancer le programme (qui est sur le cd livré avec le tx que vous aurez installé sur le pc, il y a une MAJ ici en 2014), saisir les paramétres ET sauvegarder ses données sur la carte préalablement installée dans le PC, dans le répertoire setting , (à l’intérieur d’une carte sd dédiée destinée à recevoir une mico sd..vous suivez ?) Ensuite aller sur le tx, dv memory et faire lire la carte par le tx et rebooter comme demandé par le TX.

Etape 11 : Bon ca fait une semaine bientôt que le tx est là et je n’ai toujours pas compris comment aller faire un qso avec une station Quebecoise ou Suisse avec mon portable UHF en IP. J’envoie un mot à F4EED, fred qui sympathiquement m’envoie les principaux réflecteurs qu’il utilise. Les réflecteurs sont des « salons » virtuels où se regroupent par langue et pays les utilisateurs du DSTAR. Chez nous c’est DCS033 avec des sous groupes . Il y a aussi une excellente doc à lire de ON7PC . Le réflecteur test est intéressant il permet de vérifier que votre installation fonctionne : ce que vous emettez est renvoyé par une synthése vocale. 

En farfouillant dans le setup du tx, j’aperçois une fonction GPS. Telllement pris par les configurations j’avais pourtant bien vu le sigle gps gravé sur le tx mais n’y avait pas trop prété attention. En effet le poste dispose d’une sortie gps et je m’était dit qu’il fallait connecter un gps externe pour faire de l’aprs et bien non ! le tx dispose d’une recepteur gps interne redoutable qui affiche immédiatement 6 satellites et me donne ma position. Cette position  peut être envoyée afin d’afficher en plus de mon indicatif, sur le dashboard -page internet affichant les stations intervenues sur le réflecteur en temps réel-, ma position qui s’affiche sur la carte aprs.fi

Etape 12 : aidé cette fois ci par F4EGG, thierry qui détecte une petite erreur dans le fichier de config-pas grave- (il manquait simplement un espace dans ligne de configuration:) ) qui empéche de se servir de la fonction DR et de mon hotspot. Rectifié , c’est ok . (merci Thierry)

Bon il est temps de récapituler : Pour se connecter et faire un qso  il existe deux fonctions et suivre le process : DR puis tourner la molette pour afficher son hotspot dans la liste FROM et choisir son « salon » dans la liste TO (ex DCS033B) et mettre un coup de PTT. La synthése vocale va vous confirmer votre connexion en anglais « connected to DCS033 » et ensuite vous pouvez causer.

                                 CS , puis Your callsign, choisir le réflecteur, coup de PTT, la balise vocale va vous confirmer que vous êtes connecté et ensuite CS à nouveau, Your callsign, choisir CQCQCQ, et coup de PTT. A ce moment là la totalité des station à l’écoute du reflecteur ont leur TX qui recoit le cq et choisissent ou non de vous répondre.

Etape 13 : La plus facile : déconnecter le j45 du raspberry pi et insérer une clef wifi. Il suffit de se connecter via wifi à son routeur et vous disposez donc d’un hotspot presque mobile que vous pourrez connecter au net par exemple depuis votre voiture en alimentant le mini ordinateur avec la prise allume cigare et en partageant votre connection internet à partir d’un smartphone ou d’un routeur 3g/4g.   

Conclusion provisoire : Monter un hotspot n’est pas à la portée du débutant mais de nombreux oms et sites peuvent vous aider à démarrer. Le hotspot est nécessaire dans tous les cas où il n’existe pas de relais DSTAR avec entrée VHF/UHF comme c’est le cas sur le l’aire Toulonnaise. De nombreux projets sont en train de démarrer. Le côut du relais DSTAR me parait, à base de raspberry Pi , nettement moins couteux qu’un relais DMR.

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